Transports publics gratuits

Transports publics gratuits

Un capital social

Article paru dans la revue “Pour l’Émancipation sociale”, n° 47, Septembre 18*

La mobilité dans la société doit être un droit factuel de toute la population, quelles que soient la catégorie sociale, la situation familiale et administrative, quels que soient l’âge et les conditions de ressources.

Et alors que « l’air du temps » est de réduire les services publics à la portion congrue et que tout ce qui est produit par l’activité humaine est représenté en valeur marchande, développer le transport collectif gratuit, c’est aller à l’encontre du credo néolibéral, c’est mettre tous les usagers sur un pied d’égalité, tout en contrariant le tout marchand et – en partie – la privatisation. En somme, le transport gratuit fait un pas vers l’émancipation.

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La sale guerre des terres rares

Conférence – Débat

« La Guerre des Métaux rares »

en présence de Guillaume PITRON *

Journaliste au Monde Diplomatique et à Géo, Grand Reporter, Intervenant régulier auprès du Parlement français et de la Commission européenne sur le sujet des métaux et terres rares.

MARDI 23 OCTOBRE 2018

à 19 h 30 au CAP à St-Amarin

La soirée sera ouverte par la projection du documentaire :

« La sale guerre des terres rares »

Co-réalisé par notre invité et Serge Turquier

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Nous voulons des coquelicots

Appel à la résistance pour l’interdiction

de tous les pesticides

La triple coïncidence évènementielle pour cette rentrée 2018 : glyphosate toujours autorisé, canicule/climat/ouragans, la démission de Nicolas Hulot, aura peut-être servis de catalyseur dans les milieux écologistes pour entamer une nouvelle campagne : en finir avec les pesticides de synthèse, alors que l’hypocrisie politicienne est à son comble sur ce sujet.

Le projet émane d’une association, Nous voulons des coquelicots. « Un groupe de bénévoles sans argent, composé d’une quinzaine de personnes, dont une directrice de crèche à la retraite, des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes ». Elle est présidée par Fabrice Nicolino, le journaliste.

Pour signer l’appel : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

https://reporterre.net/Nous-voulons-des-coquelicots

Politis, notamment, s’associe aux Coquelicots : https://www.politis.fr/articles/2018/09/appel-nous-voulons-des-coquelicots-39302/

Forêts en danger

MARCHE POUR LA FORET

SEPTEMBRE ET OCTOBRE 2018

Pourquoi cette marche ?

Dans la continuité de ses actions menées en 2017 et 2018 pour alerter sur le devenir des forêts publiques, l’intersyndicale des personnels de l’ONF a décidé d’organiser en septembre et octobre 2018 une grande marche pour la forêt.

Cette action est ouverte aux associations et citoyens sensibilisés à la protection de l’environnement en général et de la forêt en particulier. Elle vise à inscrire le sujet de la forêt dans l’actualité, de manière durable.

Au plus près des forêts et des acteurs de terrain, cette marche va informer le grand public et les médias sur les deux sujets suivants :

–  La privatisation de la gestion des forêts publiques

–  L’industrialisation de la forêt

Au-delà de cette action d’information, cette marche va chercher à fédérer, à faire converger toutes les énergies déployées, localement ou nationalement, pour défendre la forêt et les services, aujourd’hui menacés, qu’elle rend dans l’intérêt général. La marche visera également à présenter les alternatives à la gestion industrielle de la forêt que les gouvernements successifs et les lobbies financiers entendent imposer.

Ce sera aussi l’occasion de proposer à chaque citoyen différents moyens d’agir et de s’investir utilement pour défendre le bien commun et pour faire progresser une gestion respectueuse des écosystèmes forestiers dans l’intérêt des générations futures.

La privatisation de la gestion des forêts publiques

Depuis de nombreuses années, les représentants des personnels dénoncent une privatisation larvée de l’ONF et donc par contre coup de la gestion des forêts publiques. Jusqu’à présent cette privatisation s’est surtout manifestée par une transformation progressive de l’activité des agents de l’ONF :

–  De plus en plus d’activités commerciales d’intérêt variable mais n’ayant pour certaines aucun rapport avec la forêt : études, expertises et travaux portant sur des milieux non forestiers (maîtrise de la végétation réseaux ferroviaires, électriques, arbres en ville, sites touristiques …

–  De plus en plus d’activités commerciales liées au développement du bois façonné. Quand l’ONF vendait des arbres entiers sur pied, aujourd’hui il vend de plus en plus des produits triés (essence, qualité, dimensions) sur le bord des routes. Cette évolution majeure, qui bénéficie à la filière, nécessite d’y consacrer un temps très important.

–  De plus en plus d’activités commerciales par décision de vendre des prestations autrefois réalisées gratuitement au titre du Régime forestier : opérations techniques (cloisonnements d’exploitation, études paysagères …), accueil en forêt, certaines tournées de surveillance.

https://marche-pour-la-foret.webnode.fr/

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GCO : le gouvernement expulse

Violente évacuation de la ZAD du Moulin

Kolbsheim (Bas-Rhin)

Deux jours après le succès des marches pour le climat qui ont réuni plus de 100 000 manifestants dans toute la France, le gouvernement envoie les forces de l’ordre pour déloger des protecteurs de l’environnement près de Strasbourg.

https://reporterre.net/Les-gendarmes-evacuent-violemment-la-Zad-du-Moulin-pres-de-Strasbourg

Le tocsin a sonné à 5 heures du matin dans le village de Kolbsheim (Bas-Rhin). Zadistes et habitants des villages environnants se sont levés pour rejoindre les barricades. À la lisière de la forêt, les opposants au projet de grand contournement ouest (GCO) — une autoroute que veut construire la société Vinci — ont alors fait face à une centaine de gendarmes mobiles. Les forces de l’ordre chargent après deux sommations sommaires. Ils éteignent un tas de pneus enflammés et tirent les premières grenades lacrymogènes. Une villageoise apeurée fuit en criant : « On ne veut pas de violence, on est pacifiste. »

 

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