L’hôpital, volontairement mal en point

A l’origine de la souffrance des services de santé
Thur Ecologie & Transports dispose d’un film réalisé en 2003 « Hôpital au bord de la crise de nerfs » de Stéphane Mercurio, projeté en 2013 dans le cadre du Festival du Film Engagé, avec la présence de Frédéric Pierru (ci-dessous).
A cette homérique conférence-débat, le sociologue explicitait en toute limpidité tout sur la casse et la lente agonie de l’hôpital public.
Lors de chaque nouvelle mandature présidentielle, ministérielle… un projet dit de réforme est développé dans l’ensemble des ministères (on ne dit plus depuis des années de “portefeuille“, vu que les caisses seraient vides). Il en va de l’Education, du Logement, de l’Economie, de la Santé… Or, depuis l’avènement du néolibéralisme dans la décennie 1980, ces projets politiques riment avec “faire des économies“; abattre des années de développement social pour le bien de l’ensemble de la communauté du pays, quel que soit la classe sociale. Et bien que des carences nécessitaient toujours quelques évolutions, la compétitivité forcée par le capitalisme “obligea” à réduire la voile du droit et de l’aspiration à une ample égalité sociale.
Si le progrès social est sans finalité, l’inverse l’est tout autant : de la compétitivité du marché, aux dividendes des actionnaires, la fin de la course n’existe point. Aussi, la dégradation, vertigineuse si l’on veut bien se remémorer le dernier quart du XX° siècle, ne sera jamais à terme si… les classes populaires ne se décident pas à se révolter – pacifiquement.
Après une suite ininterrompue de plans d’économie : Plan Juppé en 1995 – En 2003, Plan Chirac : “Plan Hôpital 2007” – En 2009, Plan Sarkozy, : “Hôpital, Patient, Santé, Territoire en 2009“- Sous Hollande en 2012 : “Pacte de confiance pour l’hôpital public” – Macron ne mettant que les derniers clous au « cercueil hôpital » en demandant des milliards d’économie aux hôpitaux publics en 2018 et encore 800 millions pour 2020 !
Voilà aujourd’hui plus d’un année que les personnels des Urgences, de la santé en général, des maisons de retraites, font grève tour à tour, mobilisant l’ensemble des acteurs de la santé… La crise politique de la santé est la première responsable de la crise sanitaire actuelle,  qui impacte les personnels soignants et les usagers. Ce scandale est abyssale, dans la mesure où lorsque la pandémie sera passée, rien ne changera dans les objectifs des décideurs. En témoigne cette incompréhension : “ils” ont osé affirmer : “Nous sommes prêts“, alors que médecins, infirmières… ne sont plus en mesure d’assurer convenablement leur mission depuis longtemps déjà.
“Ils” n’ont pas de problème, le matin, en se regardant dans la glace !!…

 

 

D’où vient la crise des urgences ?

Le cauchemar de « l’hôpital du futur »

« Du vent ». C’est ainsi que les urgentistes en grève ont qualifié le plan présenté par la ministre de la santé le 9 septembre. À des services au bord de l’implosion elle propose une enveloppe rachitique, ponctionnée sur d’autres secteurs, eux-mêmes en difficulté. Faut-il dès lors parler de « crise » de l’hôpital ou de « casse » — un projet de longue haleine visant à livrer une institution emblématique au privé ?

Par Frédéric Pierru https://www.monde-diplomatique.fr/2019/10/PIERRU/60490

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A nos ami-e-s…

Ci-joint une lettre à l’adresse du public, proche ou non de Thur Ecologie & Transports.

Ecrite par Annette & Daniel, respectivement secrétaire et président de l’association, elle est l’expression toute personnelle de leur ressenti face à la crise sanitaire sans précédent à laquelle, il convient de le préciser encore, le gouvernement ne tient qu’un rôle d’apprenti sorcier.

Profondément engagé-e depuis des décennies, au point de produire la confusion entre ce qui peut émaner du couple, ou de ce qu’exprime et produit TET, la lettre est l’expression personnelle d’un constat amer quant à la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences immédiates, mais qui autorise cependant le sentiment que rien n’est fatal, que l’espoir de lendemains plus sages et plus respectueux de la vie digne pour toutes et tous est non seulement possible, mais essentiel.

C’est ce qu’ont désiré exprimé mes ami-es et mes camarades. JC.

 

A nos ami-e-s, proches, lointains et/ou inconnus

Saint-Amarin, le 26 mars 2020

De nombreux messages sont arrivés dans notre boîte mail nous demandant de participer, à défaut de faire autre chose, à des actions à haute charge symbolique, telles que : signer une pétition, allumer une bougie et prier, sortir sur le pas de notre porte à 20h et applaudir pour témoigner notre soutien aux personnels soignants et autres (pompiers, etc. – n’oubliant pas les auxiliaires de vie à domicile dont on parle si peu… et tout aussi exposées…), ou apposer un message de soutien sur notre maison, et même penser à préparer la fête de la fin du confinement ! Toutes actions que nous nous garderons bien de juger et que nous mettrons en oeuvre en totalité, partiellement ou pas du tout. Si cela fait du bien à nombre de personnes, il est certain que ça ne fait absolument pas de mal. (suite…)

Covid 19 : Et si les animaux se révoltaient

Confinement votre

Thur Ecologie & Transports, à l’instar de toutes les associations, clubs, cinémas, organisations culturelles, politiques, ou syndicales…, se confine pour quelques mois…

Les rendez-vous pris : l’Appel des coquelicots, les premiers vendredis du mois, la conférence sur la maladie de Lyme, programmée pour ce samedi 28 mars, sont bien entendu annulés.

Il nous faut bien prendre notre mal en patience, face à des restrictions sociétales, d’autant lorsque le pouvoir politique n’est de très loin pas à la hauteur de ses responsabilités et que seul le confinement pourra peut être nous “sauver” !

Nous n’allons pas ici revenir sur la problématique de ce que l’Etat devrait faire… ou ne pas faire !

Ni revenir sur des multiples propositions qui – déjà sur la toile – sont florilèges et qui témoignent de la vivacité qu’expriment des personnes, des associations, des militant-es, afin notamment d’améliorer le quotidien actuel, venir en aide à des personnes dans le besoin, revendiquer des droits sociaux supplémentaires ad-hoc à la crise pour les plus modestes, ou tenter de “préparer le terrain” à de nouveaux combats contre l’injustice sociale, constater que l’environnement s’en retrouve – pour un temps – gagnant, et que donc “on peut mieux faire” dans le domaine de la transition écologique (pour preuve), etc.

Et justement, rêvons éveillé d’un monde où la faune ferait sa révolution pour accéder à la justice écologique.

Le martin-pêcheur nain des Philippines

 

Cet article est emprunté à Reporterre : https://reporterre.net/Coronavirus-le-jour-ou-les-animaux-se-revolterent-contre-les-humains

Coronavirus : le jour où les animaux se révoltèrent

contre les humains…

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Les coquelicots du 6 mars

Parce que nous sommes de l’eau

“En mars, les Coquelicots en campagne !
En mars, je vote pour la sortie des pesticides !”
Plus que jamais, le Collectif “Nous voulons des Coquelicots” de la vallée de la Thur
se rassemble notamment devant la mairie de Saint-Amarin le vendredi 6 mars à 18h30 ! Venez nombreux !
Ainsi qu’à Soultz-Guebwiller, Riedisheim, Wittenheim, Mulhouse, Colmar, etc.
Et QUE REFLEURISSE UN NOUVEAU PAYS !
Pour la seconde fois,
faisons germer un nouveau pays en semant par millions et dizaines de millions des graines de fleurs sauvages…

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La technologie pallie l’absence de neige

Face au manque de neige, le délire technique atteint des sommets

Nous reprenons un article du journal Reporterre, car la réalité vosgienne du manque criant de neige est autant alarmante que dans les Alpes.  Tout comme l’aveuglement pour une économie de montagne hivernale.

Sur les pentes du Revard (Savoie), la neige manque et les jours du ski de piste sont comptés. Selon l’auteur de cette tribune, accompagnateur en montagne, « le modèle économique du tout-ski est clairement à l’agonie ». Plutôt que de lancer une réflexion collective et « enthousiasmante » sur l’avenir, c’est le déni qui prime.

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