Nous voulons des coquelicots

Pour le 1er février, c’est par ici!

Que faisons-nous, sinon reconstruire un monde possible et vivable, pour nous et nos enfants Le mouvement des coquelicots œuvre à la relocalisation de la politique. Comme on parle de circuits courts, comme on parle de relocalisation de l’économie. Nous sommes convaincus que l’énergie est là, dans la pièce même où nous dînons. Là où les gosses jouent et dessinent leurs premières lettres. On en reparlera, soyez-en sûrs.

Que vous en soyez à votre 5ème rassemblement ou tout frais débarqués dans le mouvement des Coquelicots, la procédure pour organiser cette heure d’échanges, de chants et – surtout – d’organisation pour pêcher des signatures est la même pour tous. Notre vadémécum pour organiser un beau rassemblement est à télécharger ici.

N’oubliez pas de déclarer votre rassemblement aux autorités compétentes entre 15 et 3 jours avant. Car se rassembler est un droit – constitutionnel, même! – (on vous l’explique dans la note ici qui implique de suivre une (rapide) procédure.

Vous nous avez envoyé tout un tas de chansons pas piquées des vers, que vous pouvez télécharger ici, ici, ici, et ici pour lancer une Coquelichorale de choc! (suite…)

Stocamine : De Rugy ferme définitivement le site…

42.000 tonnes de déchets industriels hautement toxiques resteront définitivement enfouis à Stocamine, en Alsace, malgré le risque de pollution de la plus grande nappe phréatique d’Europe. C’est ce qu’a unilatéralement décidé François de Rugy, au mépris de l’opposition locale et malgré un rapport prouvant la faisabilité du déstockage.

Illustration de stockage

42.000 tonnes d’arsenic, d’amiante, de cyanure et d’autres résidus d’ordures ménagères incinérées resteront enfouis pour toujours dans les entrailles de marnes et de sel de Stocamine. C’est ce qu’a décidé ce week-end, en catimini, le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy. Les membres de la commission de suivi du site (CSS) ont découvert la nouvelle lundi 21 janvier dans la presse, trois heures avant leur réunion consacrée à l’avenir de ce centre de stockage des déchets industriels ultimes de Wittelsheim (Haut-Rhin). Creusé dans les anciennes mines de potasse Joseph-Else, à 600 mètres sous terre, le centre avait accueilli ses premiers colis de déchets en 1999. 320.000 tonnes de rebuts toxiques devaient y être stockés. Mais un incendie en septembre 2002, causé par des déchets non autorisés — des résidus d’engrais hautement inflammables —, a prématurément mis fin à l’activité. Depuis, le sort des rebuts entassés dans les galeries en train de s’effondrer fait débat. La société Mines de potasse d’Alsace (MDPA) plaide pour leur confinement définitif, plus économique. Les neuf communes riveraines, le conseil départemental, le conseil régional, les députés et sénateurs locaux et le collectif Destocamine, qui regroupe quatorze associations et organisations syndicales, réclament le retrait de tous les colis, au motif qu’ils risquent, à terme, de contaminer la plus grande nappe phréatique d’Europe située à proximité. Ségolène Royal avait ordonné en 2012 le retrait de 2.000 tonnes des déchets mercuriels et le confinement du reste à l’aide de barrages en béton. Puis Nicolas Hulot avait accepté de réexaminer la demande de retrait des élus et des associations locales, et commandé au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) un rapport sur la faisabilité du déstockage. (suite…)

Suppression de la maternité de Thann

On achève bien les maternités *

La dette française se serait encore accrue cette année 2018. En cause – officiellement – le coût exorbitant des services publics. Alors que ceux-ci se réduisent à peau de chagrin, que le nombre de postes de travail est aujourd’hui maigrichon, le régime imposé au service public doit perdurer afin qu’à terme il n’en reste que le squelette. Dette oblige ! Pour ce faire, dans les tuyaux depuis des années, notamment dans le Haut-Rhin, la fermeture de deux maternités (dites de proximité), celle d’Altkirch et celle de Thann.

La population de cette dernière avait déjà, il y a un an, porté son refus de voir disparaître le service des urgences de cet hôpital civil. Celui-ci est ré-ouvert, mais uniquement aux heures de journée, avec des moyens restreints.

Pendant qu’un député LERM affirme aux téléspectateurs, « gilets jaunes » (1) qu’il n’y aura plus de fermeture de proximité, la réalité dévoile le mensonge.

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Transport collectif : une ambition politique au rabais

On peut se passer d’auto dans le rural, montrent l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche

Les manifestations des « gilets jaunes » révèlent la dépendance de nombreux Français à l’automobile. Pour l’auteur de cette tribune, des transports publics permettent de s’en passer, y compris dans les zones rurales. C’est ce que montrent les politiques de l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche.                  

Jean Sivardière est vice-président de la Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports).

Les « gilets jaunes » dénoncent la hausse des taxes sur les carburants automobiles. Mais l’enjeu fondamental est la dépendance à la voiture, qui peut être réduite sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones périurbaines et rurales.

La ligne italienne Merano-Malles, fermée en 1991 mais rouverte en 2005.

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