Pour des coquelicots

Le Mouvement des Coquelicots de la vallée de la Thur fête Saint-Nicolas !

 

Vendredi 6 décembre à 18h30 devant la mairie de Saint-Amarin

APPEL pour le 15ème rassemblement du Mouvement

« Nous voulons des Coquelicots »

pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

 (en cas mauvais temps : repli devant la salle du CAP)

 

« Au delà des manalas de la Saint-Nicolas et du jus de pommes chaud que nous partagerons à l’issue de notre rencontre, nous fêterons surtout nos premiers succès.

En effet, 78 villes et communes ont interdit l’utilisation des pesticides sur tout ou partie de leur territoire ; 24 ont pris un arrêté interdisant l’usage du glyphosate ainsi que 2 départements, le Val de Marne et la Seine Saint-Denis. Cerise sur le gâteau, la justice administrative a reconnu la légalité d’arrêtés pris par 2 maires interdisant l’usage de pesticides sur leur commune.

Et n’oublions pas les milliers de municipalités qui ont voté des motions de soutien à l’appel des Coquelicots.

Nous appelons plus que jamais les citoyennes et les citoyens à renforcer l’action afin d’obtenir pacifiquement l’interdiction de tous les pesticides néfastes pour la santé publique, la biodiversité et l’environnement en général, aussi bien dans l’agriculture que dans les usages domestiques. »

Pour vous informer et rejoindre l’Appel des Coquelicots :

Les « Coquelicots de la vallée de la Thur » : thurecotransports@gmail.com

Site national : https://nousvoulonsdescoquelicots.org 

Le 6 décembre, 3 excellentes raison de se rassembler!

En décembre 2018, vous avez organisé 830 rassemblements dans tout le pays. Cette année, nous devons être nombreux encore. Car nous sommes en train de gagner.

La bataille de l’opinion, d’abord. 89% des Français sont pour une interdiction totale des pesticides d’ici à cinq ans. Un camouflet spectaculaire pour l’agrochimie et tous les lobbies et désinformateurs qui défendent cette industrie criminelle. Le peuple et la démocratie sont de notre côté. Et nous n’avons rien à craindre d’un référendum qui marquerait la fin de ce système. Le million de soutiens approche à grands pas et chaque nouvelle signature sonne un peu plus le glas pour cette industrie du poison.

La clairvoyance de certains élus, ensuite. Les arrêtés pro-santé et pro-biodiversité font souffler un vent d’espoir dans les campagnes, où les épandages au ras des maisons semblaient une fatalité. Non, c’est une question de courage politique. Et la justice, en proclamant que l’exposition aux pesticide constitue « un danger grave », reconnait l’évidence. De grandes villes, aussi, ont interdit sur leur territoire l’usage des pesticides. Nous leur disons: une responsabilité historique pèse sur vos épaules. Celle de tendre la main aux campagnes qui vous nourrissent. Montrez la voie, dans vos cantines et sur les terres qui vous appartiennent.

Le soutien de la science, enfin. Deux études récentes nous intiment de poursuivre nos efforts sans relâche. La première décrit l’impensable: le crash en cours des populations d’invertébrés terrestres en Europe est plus rapide encore que les estimations publiées jusqu’à présent. En clair, leur biomasse a chuté de 67% en 10 ans. « Ses résultats sont à vous glacer le sang », écrit Le Monde. Et les scientifiques n’ont aucun doute sur les causes de cet effondrement biblique, désignant « le recours systématique et prophylactique à la chimie de synthèse ». La seconde démontre de façon fracassante que nos autorités ne nous protègent pas. Sous la plume du CNRS, cela donne: «Les fongicides SDHI sont toxiques pour les cellules humaines».  C’est ce qu’ont découvert des chercheurs de haute volée, qui se sont empressés d’en alerter notre agence sanitaire, l’Anses. Et? Et rien, ou presque. Pourtant l’Anses n’aurait jamais dû accorder les autorisations d’utiliser les SDHI. Car dès 1976, une étude montrait leur dangerosité sur les mammifères, dont nous sommes tous. Et une autre de 2012, pourtant financée par l’Anses elle-même, décrivait la génotoxicité –une action délétère sur les gènes– d’un des principaux SDHI, le bixafen.

Le mouvement des Coquelicots en appelle aux plus hautes autorités de la République: ne répétez pas la tragédie du médicament Mediator. Retirez ces saletés des champs et des poumons des paysans et des riverains. Nous affirmons ici que nous poursuivrons notre harcèlement démocratique des autorités. Tout responsable public devra rendre compte de son (in)action.

C’est maintenant, ou nous n’aurons plus tard que nos yeux pour pleurer une nouvelle tragédie. Les affiches que vous pouvez commander gratuitement sur le site des Coquelicots sont là pour ça. Et voici quelques rappels sur comment déclarer votre rassemblement.

Les amis, les rassemblements devant les mairies doivent être maintenus et amplifiés. Si vous étiez tentés, tout de même, de vous regrouper entre communes de temps à autre, signalez-le en toutes lettres sur la carte!

Ces maires qui combattent les pesticides

‘Nous voulons des coquelicots’ assure le recensement des communes qui ont interdit un, plusieurs ou tous les pesticides sur leur territoire (y compris pour les usages agricoles). Merci de citer la source: https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

Aux maires: le site https://www.maireantipesticide.fr/ vous permet de rejoindre le collectif des maires mobilisés.Pour compléter cette liste d’héroïques protecteurs de la santé publique, écrivez-nous à coquelicots@nousvoulonsdescoquelicots.org

Ces mairies  qui ont – au 30 août 19 – interdit les pesticides sur tout ou partie de leur commune :

Ces mairies qui ont interdit le glyphosate sur leur commune:

Le Val-de-Marne est le 1er département à avoir pris un arrêté interdisant l’utilisation du glyphosate sur son sol, suivi par la Seine-Saint-Denis.

Pour écouter ou réécouter :

Les commentaires sont clos.