Nouveau projet minier en Ariège

En Ariège, la mine de Salau en terrain miné

En avril 2017, à Thur Ecologie & Transports, nous avions organisé une conférence-débat sur l’extractivisme. Dans ce cadre nous avions invité Anna Bednik avec son livre Extractivisme et choisi comme support le film Mine de rien. Ce documentaire relate les nocivités sur  la santé des salariés et pour l’environnement de la mine de Salau (voir à la fin de cet article).

Or le projet de ré-exploiter la mine de Salau coïncide avec la volonté politique – sans publicité – d’exploiter un certain nombre de gisements miniers sur le territoire français ces prochaines années. Rappel : 1700 sites miniers en France. Tous sont à dépolluer, y compris ceux dont il est dit qu’ils l’ont été, donc mis en “sécurité” et “décontaminés”. Bonne lecture !

13 juin 2019 Par Christophe Gueugneau et Pascale Pascariello

URL https://www.mediapart.fr/journal/france/130619/en-ariege-la-mine-de-salau-en-terrain-mine?page_article=1

Mardi 11 juin, le tribunal administratif de Toulouse a examiné les conditions d’attribution d’un permis de recherche de tungstène à Couflens, au fin fond de l’Ariège. Le rapporteur public s’est prononcé pour l’annulation, en raison du montage financier présenté. Mais rouvrir la mine serait surtout une catastrophe environnementale et de santé publique.

Trois ans avant sa fermeture, après les signalements de mineurs atteints de troubles pulmonaires, le site avait fait l’objet d’une série de prélèvements scientifiques, qui tous avaient révélé la présence d’amiante dans l’air et dans les roches.

Malgré ces résultats et les réserves émises par le ministère de la santé, trente ans plus tard, en octobre 2016, Bernard Cazeneuve, alors premier ministre, et Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’industrie, accordent un permis de recherche à la société Variscan Mines sur huit minerais dont le tungstène, le cuivre et l’or.

Tribunal administratif de Toulouse, 11 juin 2019.

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GCO : la lutte continue !

Le chantier du GCO détruit la nature, les opposants espèrent en la justice

Durée de lecture : 1 minute

26 juin 2019 / Fanny Laemmel (Reporterre)

Sur le tracé du grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, les travaux de l’autoroute se poursuivent et détruisent la nature. La Zad du Moulin n’existe plus et les opposants cherchent de nouveaux moyens de lutte. Trois militants anti-GCO ont été relaxés mercredi 26 juin pour avoir décroché un portrait d’Emmanuel Macron. Reportage en vidéo.

  • Kolbsheim (Bas-Rhin), reportage

À Kolbsheim, en Alsace, comme à plusieurs endroits du tracé du grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, le chantier avance à grand pas, au désespoir des opposants. Si la résistance est moins visible sur le terrain, c’est devant la justice qu’elle se poursuit.

Depuis l’évacuation de la zad du Moulin (à Kolbsheim) en septembre 2018, les militants ont multiplié les actions pour dénoncer ce projet mais n’ont pas pu empêcher le début des travaux. En mars dernier, le Conseil d’État a validé la prolongation de « l’utilité publique » du GCO sans réaliser de nouvelle enquête. Par ailleurs, le collectif GCO non merci et Alsace Nature ont déposé plusieurs recours et comptent bien contester un jour les nombreuses irrégularités constatées devant la Cour européenne des droits de l’Homme.

Les opposants cherchent maintenant à informer la population du risque de voir le GCO devenir une « autoroute à camions » qui permettra aux transporteurs d’éviter les autoroutes bien plus chères du côté allemand de la frontière.

Ce mercredi 26 juin, trois militants membres d’ANVCOP21 ont été relaxés par le tribunal de grande instance de Strasbourg pour avoir décroché le portrait d’Emmanuel Macron dans la mairie de Kolbsheim et l’avoir amené sur le chantier du GCO. Le but de l’action était de « montrer la réalité de l’urgence climatique » au président de la République.

Pour regarder le reportage vidéo :

https://reporterre.net/EN-VIDEO-Le-chantier-du-GCO-detruit-la-nature-les-opposants-esperent-en-la

5G ou la catastrophe supplémentaire

Pour une planète viable, arrêtons la 5G

8 avril 2019 / Des médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens

Nous reproduisons un appel contre une nouvelle aberration technologique que nous imposent les apprentis sorciers du profit, de la rentabilité, de l’immédiateté, du consumérisme ravageur…

https://reporterre.net/Pour-une-planete-viable-arretons-la-5G

L’offensive de l’industrie des télécommunications pour le déploiement du réseau sans fil de cinquième génération (5G) se déroule avec l’appui des gouvernements. Les signataires de cet appel demandent d’y mettre un terme à cause des conséquences irréversibles pour la santé et l’environnement que cette technologie va provoquer.

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Cyclamen s’en va…

Cyclamen jette l’éponge à Malmerspach, enfin !

(et cherche à rebondir sur un autre site)

Les élections européennes n’ont pas seulement été marquées par le succès des nationalistes et de leur penchant fascisant, mais aussi par celui des candidats écologistes. La raison en est fort simple : les volontés politiques des classes dirigeantes sont à mille lieux de la transition écologique. Cette réalité est le résultat de l’ensemble des instances territoriales (commune, région, Etat…), comme l’implantation de Cyclamen : société de recyclage de métaux non ferreux, à 20-30 mètres des premières maisons d’habitation à Malmerspach (voir nos précédents articles). Les annonces faites par François Tacquard, le président de la Communautés des communes de St Amarin, propriétaire de la zone industrielle, ainsi que de celles d’Adrien Antenen le PDG, ont donné à penser que la question d’autorisation de la DREAL et de la préfecture n’était qu’une simple formalité, et que l’usine ouvrirait bien début juillet. D’ailleurs, diverses machines avaient déjà élu domicile et les avancées du chantier allaient bon train.

En parallèle, les opposants (riverains et associations) ne seront pas restés les bras ballants : manifestations, réunion publique, recherches sur le « pédigrée » du PDG Mr Antenen.

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Les riverains en colère

Manif anti Cyclamen à Malmerspach

Ce samedi 25 mai, une soixantaine de riverains en colère contre l’implantation d’une industrie de recyclage de métaux non ferreux (voir sur ce site nos deux articles précédents) se sont donnés rendez vous afin d’alerter la population limitrophe des dangers environnementaux conséquents. Ce RDV, avec une distribution de tract (ci-dessous) eu lieu au rond-point menant à Malmerspach ce samedi 25 mai au matin.

Pour clore la manif bon enfant, un cortège s’est formé pour aller remettrez en mairie du village la liste de onze arrêtés préfectoraux (découvrir la liste ci-dessous) concernant l’Affaire Citron, où l’initiateur et DG de CITRON recycle son projet à Malmerspach avec Cyclamen.

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