En haute mer, le verre est à moitié vide

En haute mer, le verre est à moitié vide

Du 7 au 18 mars s’est tenu au siège des Nations-Unis à New-York la quatrième Conférence BBNJ (sur le droit de la mer, portant sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale). Cette session intergouvernementale devrait être un instrument juridiquement contraignant se rapportant à la Convention de l’ONU ad-hoc.

Le fait est que le gigantisme océanique est situé au-delà des zones sous responsabilité des Etats côtiers, mais dont la fréquentation s’amplifie significativement ces dernières décennies. Or, sa préservation écologique n’a pas moins d’importance que celle du plancher des vaches. Le transport maritime, la pêche, la recherche scientifique, l’exploration des grands fond, la pose de câbles… voire de pipelines. Bref, un flux continu et croissant repose sur un vide juridique en mal de protection de cet environnement.

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Contes et mécomptes de la ligne Kruth – Thann – Mulhouse

Contes et mécomptes de la ligne

Kruth – Thann – Mulhouse

Il était une fois une charmante vallée desservie dès 1841 par de bruyantes machines crachant feu et fumées de Mulhouse à Thann… Et progressivement jusqu’à Wesserling, puis Kruth.

Au tournant des années 1950, ces rutilantes et brinquebalantes machines sont remplacées par des autorails rouges et jaunes, les fameux X 4300. Une fois arrivés à pleine vitesse, ils devaient freiner, histoire de ne pas rater l’arrêt suivant… Ils finiront par rendre l’âme, avec des boîtes de vitesse crachant leurs engrenages et un embrayage patinant à chaque départ.

Gros succès, en 1980, avec la mise en place de l’arrêt Thann-Nord dont le mérite revient à l’action de Association pour le Développement Ferroviaire dans Ia Vallée de la Thur.

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Le capitalisme tue

Cet article ne fait pas référence des armées russes envahissant l’Ukraine le 24 février, son écriture, espérée depuis plusieurs semaines, est juste achevé ce même jour – dont l’histoire se rappellera qu’elle fut – funeste.

Le capitalisme tue !

Certes, ce n’est pas un scoop, chacun-e qui réfléchit cinq petites minutes le comprend et/ou s’en souvient. 20 millions de mort-es par an, c’est le coût du patronat, assoiffé du sang des travailleureuses. Le propos ici n’est pas de faire une analyse sur le type d’accidents de travail (AT) (trajet, faute grave du salarié, intempérie climatique…) mais bien de mentionner que la vente de la force de travail est déterminée par la logique propre et accumulatrice du capitalisme, qui se mesure à la somme de ses victimes. Il s’agit donc ici autant d’un devoir de mémoire que d’un rappel des rapports de classe mondialisés, synonyme du mépris qu’affichent les « élites » à l’encontre des travailleureuses du monde. Sans omettre les conflits guerriers, ni les catastrophes environnementales engendrées par les productions et les consommations polluantes. En parallèle, constatons, par exemple, le nombre de victimes mortelles que produit le coronavirus et la mobilisation générale des membres de l’ONU pour contrer sa pandémie : deux poids, deux mesures !

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Le travail de nuit, nuit !

Le travail de nuit, nuit !

Bien avant la Commune de 1871, les ouvriers boulangers s’insurgeaient contre le travail de nuit. C’est donc tout naturellement, que celle-ci, dès les premiers jours de son mandat, ordonna l’interdiction de travailler la nuit. Aujourd’hui, après l’assassinat de la Commune, 150 années de productivisme, et en battant sans cesse ses propres records, le capitalisme a prouvé une fois de plus qu’il était capable de se retourner plus vite que son ombre. Propriétaire des moyens de production, il s’évertue à la production aussi durant les heures de sommeil ; au XXI° siècle le travail de nuit est devenu la norme.

La santé est un des principaux vecteurs de lutte du prolétariat au XIX° siècle, mais par la suite celui-ci s’est bien laissé déborder ; alors qu’après 39-45, il se battait pour des augmentations de salaire, pour réduire sa pénibilité, pour le droit syndical… Sur le papier, certes, on a légiféré pour des comités d’hygiène et de sécurité, une médecine du travail, des conventions collectives… mais sans freiner l’intensification de la production, permise par de rampantes évolutions juridiques, qui, ces trente dernières années, ont multiplié par deux le nombre de salarié-es travaillant de nuit.

Le capitalisme, prince de l’insomnie

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PGRI : entrave à sa mise en place (2)

Pour une réelle étude du PGRI

Dans la première partie de ce dossier, une lettre ouverte aux élu-es du Pays-Thur-Doller est mise en ligne afin d’insister pour une réflexion davantage approfondie, ainsi que pour en informer le public.

Dans cette seconde partie, sont présentés les liens relatifs au plan mis en place par l’Etat, et des courrier s’y afférents.

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Effondrement – par Carlos Taibo

EFFONDREMENT

Capitalisme terminal, transition éco-socialiste, éco-fascisme

La discussion sur un possible effondrement général du système n’est actuellement pas très présente dans les médias de non-communication. Elle ne l’est pas non plus dans le discours des responsables politiques, même pour celles & ceux qui se font passer pour innovateurs-trices et alternatifs-ves. Par contre, elle se révèle dans la littérature et dans le cinéma, mais elle renvoie avant tout au divertissement et n’a pas pour objectif d’articuler une discussion critique.

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Coops agricoles néolibérales

Coopératives agricoles néolibérales

Evoquer le néolibéralisme, c’est rappeler les gigantesques effets dévalorisant du travail, des collectifs d’individus, de la nature juste bonne à sa domestication, du chacun pour soi, autorisant tous les opportunismes, où tout est monnayable. L’agriculture illustre à merveille ce dogme au regard du fonctionnement et de la gestion des coopératives agricoles, notamment en France. La coopérative (selon Wikipédia) est la combinaison d’un regroupement de personnes et d’une entreprise, fondée sur la participation économique des membres en capital et en opération. Son organisation et son fonctionnement sont caractérisés par des principes et des valeurs qui confèrent à chaque Coop un caractère universel quel que soit son objet ou son secteur d’activité. Ainsi, pour les prises de décision, elle repose sur un principe autogestionnaire : une personne = une voix. Les salarié-es et les membres-usagers sont ainsi tous et toutes égaux en droit, quel que soit le statut de leurs membres (client-es, employé-es, utilisateurs-trices ou résident-es) et de leur montant en capital. Enfin, les Coops s’appuyant, à l’origine, sur la valeur du travail et des travailleureuses, ne placent pas le profit comme une priorité. L’évolution de ce mode coopératif, nous le verrons, va totalement à l’encontre de ces principes.

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